COMISIÓN CIVIL INTERNACIONAL DE OBSERVACIÓN POR LOS DERECHOS HUMANOS
Quinta visita por los sucesos de Oaxaca
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Communiqué de Presse Nº10
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Barcelone, le 23 janvier 2007

Nous avons appris par les médias les déclarations publiques de la responsable du département des Droits Humains du Ministère de l'Intérieur María del Carmen Díez Hidalgo qui a voulu discréditer la CCIODH, en affirmant que ce n'est pas un organisme " reconnu " ou ayant la respectabilité d'une ONG telle que " Amnistie Internationale ". Elle a aussi affirmé " Je sais qu'ils ont effectué des entretiens et qu'ils s'étaient engagés à me revoir . Ils ne devaient pas rendre public le rapport avant ce nouvel entretien, mais ils l'ont pas fait "

Selon les files de presse, la fonctionnaire " accuse la CCIODH de ne pas avoir re-contacté le Gouvernement pour un deuxième entretien, le premier ayant eu lieu le 2 janvier 2007 avec le Vice Ministre de l'Intérieur Abraham González Uyeda. " Jusqu'à plus ample information ,je ne pourrais le confirmer de façon formelle mais ce que nous pouvons dire c'est que nous leur avons donné toutes les facilités en leur demandant de se limiter à l'observation sans aucun autre type d'ingérence ".

Nous souhaitons éclaircir quelques termes de son intervention pour répondre aux doutes que pourraient soulever ce genre de déclarations. Tout d'abord affirmer que : " la CCIODH a présenté publiquement le document préliminaire sur les Conclusions et Recommandations. Le 20 janvier 2007 " est faux.
Ce rapport préliminaire, comme nous l'avions annoncé, sera présenté, par une Délégation de la Commission dans un délai d'un mois, aux personnes, institutions et organisations avec lesquelles nous nous sommes entretenus. C'est cette procédure qui a toujours été suivie pour les quatre rapports précédents

Nous avons bien eu un entretien avec le Vice Ministre de l'Intérieur et son équipe le 2 janvier 2007 et nous étions convenus d'une deuxième entrevue au retour de la Commission à Mexico DF. Depuis notre retour à la capitale nous avons tenté d'organiser le rendez-vous avec les fonctionnaires Felipe Holguín et Rodrigo Espeleta à la convenance du ministère de l'intérieur. Cinq jours durant malgré nos nombreuses tentatives nous n'avons pu obtenir une réponse ni positive ni négative et c'est pourquoi malheureusement, l'entretien n'a pu avoir lieu. Nous avons également indiqué être prêt à modifier notre programme dans l'espoir que cette rencontre puisse intervenir dans le délai d'un mois avant la présentation du rapport préliminaire. Nous n'avons pas pu davantage effectuer la visite à la prison " Penal 1 el Altiplano " comme prévu lors de l'entretien avec le Vice Ministre de l'Intérieur.

Quant à la crédibilité de la CCIODH, il ne nous appartient pas d argumenter . Nous constatons simplement que dans le document mandatant la Commission et avalisant son travail, plus de trois mille signatures représentant des personnes, des organisations et des institutions considèrent notre travail crédible et rigoureux. Parmi ces signatures plusieurs Prix Nobel, des parlementaires européens, des organisations de défense des Droits Humains reconnues internationalement, le Collège des Avocats de Barcelone, l'Association Européenne des Avocats Démocratiques, diverses Universités, des syndicats et des personnalités au prestige international dûment reconnu . A noter que la CCIODH entretient des relations et remet ses rapports à Amnistie Internationale

Ce sont cette crédibilité et cette reconnaissance qui nous permettent de présenter nos rapports notamment au Parlement Européen, au Haut Commissariat pour les Droits Humains de l'ONU , au Parlement Catalan, au Congrès des Député.s Espagnol.es , au Parlement Italien entre autres institutions. Par nos investigations et nos observations nous pensons modestement être tout à fait dignes de la confiance qu'ils nous est accordée.

Par les entretiens réalisés, dont la liste a été rendue publique on peut facilement constater que la CCIODH a eu des entretiens avec toutes les institutions du gouvernement fédéral et celui de l'état, des organisations et des personnes opposées à l'APPO, et avec des institutions religieuses et universitaires qui ne peuvent en aucun cas être accusées de faire partie du mouvement. Nous avons tenu compte des suggestions du Ministère de l'Intérieur et du gouvernement de Oaxaca, ainsi que de celles reçues à l'occasion d'autres entretiens

Dès son arrivée au Mexique, la CCIODH, a toujours tenu à n'affirmer que ce qu'elle pouvait prouver. Lorsque cela n'a pas été possible , nous l'avons clairement et publiquement précisé Nous croyons avoir toujours été prudents et respectueux. Une de nos principales recommandations, conformément à la loi, est la nécessité de porter plaintes auprès de la justice. Nous recommandons également que ce soient les institutions mexicaines elles-mêmes qui enquêtent sur leurs éventuelles responsabilités. Les observations que nous fait la responsable du département des Droits Humains du Ministère de l'Intérieur font partie de nos recommandations. Malgré la méfiance et la crainte que manifestent un grand nombre de personnes avec lesquelles nous nous sommes entretenus nous avons insisté pour que les choses soient faites ainsi et nous demandons des garanties spéciales. C'est pourquoi nous enjoignons au gouvernement mexicain de solliciter la présence à Oaxaca du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Droits Humains, afin de permettre d'enquêter sur les plaintes et sur les éventuels délit commis.

Commission de presse.