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Barcelone, 21 de juillet de 2007
Aux
Haut Commissaire de l’ONU pour les DH Mme. Louise Arbour
Parlement Européen
Media
Président de la République mexicaine M. Felipe Calderón
Peuple du Mexique
Société Civile mexicaine et Internationale
Peuples d’Oaxaca
Alarmés par les événements qui se sont produits dans la ville de Oaxaca le lundi 16 juillet 2007, laissant un bilan de 31 personnes arrêtées et inculpées ainsi que plusieurs blessés graves, nous voulons exposer ce qui suit :
Nombreuses ont été les déclarations émanant de la société civile mexicaine et internationale signalant que le conflit de Oaxaca n'était pas terminé et ne le serait pas tant qu'on ne s’occuperait pas des causes profondes qui lui ont donné naissance ainsi que de rendre la justice face aux graves violations des droits humains qui se sont produites dans le courant de l'année 2006.
La Commission Nationale mexicaine pour les Droits Humains a elle-même déclaré cela ainsi que Amnistie Internationale, la Fédération Internationale pour les Droits Humains, des ONG Oaxaqueniennes et mexicaines et la CCIODH elle-même dans leur rapport sur les graves événements qui se sont produits à Oaxaca.
Depuis lors, jusqu'à aujourd'hui, il n'y a eu aucune responsabilité assumée par les autorités tant étatiques que fédérales, laissant impunis les homicides, tortures, détentions arbitraires et le reste des violations individuelles et collectives survenues tout au long du conflit oaxaquénien, largement documentés dans ces rapports et dénonciations.
Les signaux d'alarme ont été constants et il s'est produit ce qui a été malheureusement prévisible.
Face à l'attitude gouvernementale considérant que le conflit était résolu, la réalité a démontré le contraire. De nouveau des détentions arbitraires, des blessés graves, des abus des forces de sécurité et un manque de dialogue pour résoudre le conflit. Tout cela aggravé par la convocation électorale dans des conditions de violence politique et sociale graves.
Nous lançons un appel à la société civile du Mexique et du monde pour qu’elle se tienne informée de ce qui se passe à Oaxaca. Nous nous déclarons en alerte devant ces faits qui attentent gravement aux droits fondamentaux des personnes et des peuples.
Nous appelons les institutions à agir pour déterminer les responsabilités et punir les coupables ainsi qu’à réparer les dommages faits aux personnes touchées.
Nous comprenons que la solution au conflit implique d’attaquer les causes profondes qui le causent et d’établir la justice face aux graves abus commis. Nous nous prononçons en faveur d’une solution aux conflits sociaux par la voie du dialogue et non l'emploi de la force comme façon de les résoudre
La Commission de Presse de la CCIODH
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